
"BLANCHES SUR LA CARTE, ces zones sont en réalité multicolores, disparaissent sous les lettrages peints à la bombe, les couleurs vives et les personnages aux têtes surdimensionnées. La plupart de ces fresques sont de qualité médiocre, ou bien inachevées : un groupe de jeunes graffeurs croisés sur un terrain aux Barbaniers [...] m'ont expliqué que ces endroits déserts leur servaient d'ateliers, mais qu'ils réservaient leurs plus belles réalisations pour les lieux passants. Griffonés sur les murs, on lisait aussi des messages personnels - "Marie sale pute" ou bien "Juliette je t'aime" (mode d'expression quasi exclusivement masculin, le graffiti s'adresse en priorité aux filles : mais quelles filles passaient par là?) - et des slogans d'autant plus radicaux et orduriers qu'on était venu les écrire là où personne ne risquait de les lire" (p.47-48).
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---->Deeper into white<-----
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